Ali Bongo Ondimba en conseil des ministres
Politique

Futur gouvernement: qui pour accompagner Ali Bongo jusqu’en 2023?

Depuis qu’il a regagné les commandes du Gabon, prenant à contre-pied toutes les supputations d’une certaine opinion qui alimentait jusqu’aux rumeurs les plus folles au sujet de sa santé, l’imminence d’un remaniement ministériel d’ampleur par Ali BONGO devient de plus en plus persistante.

Dans un climat socio-économique et politique plus que jamais ébranlé par des scandales financiers et administratifs des plus incroyables à l’instar du « KEVAZINGOGATE« , quelle serait la configuration d’une équipe dont le principal cap pourrait être la préparation de l’élection de 2023 ?

Plus que jamais attendu sur la scène publique depuis sa relative longue convalescence, le chef de l’État Gabonais devrait se saisir de ce prochain remaniement pour siffler la fin de la récréation politique qui s’est imposée au sommet de l’État depuis octobre 2018, qui marque la date de son malaise à Riyad en Arabie Saoudite.

Le prochain remaniement devrait à n’en point douter, trancher dans le vif avec tout ce personnel politique qui aura participé de près ou de loin à une accélération du pourrissement du climat social au lieu d’accélérer l’embellie et la confiance tels que le promettaient les slogans de la dernière élection législative du mois d’octobre 2018.

Surenchère, clientélisme, appétits voraces des budgets et trafic d’influences en passant par le démantèlement de l’administration auront été les instruments dont se sont servis les nouveaux amis circonstanciels du Président.

Comment comprendre qu’après une élection législative pourtant remportée haut la main avec le Parti Démocratique Gabonais (PDG) et ses alliés, le Gabonais lambda se sente autant délaissé à lui-même ?

Presqu’orphelin du chef de l’État durant son séjour médical, le remaniement gouvernemental sonne pour beaucoup comme la fin d’un calvaire. Le temps où Ali Bongo devra sans fioriture se débarrasser des apprentis sorciers et autres aventuriers politiques parachutés à des sommets et dont pour la plupart, les noms sont connus seulement depuis quelques mois. Y compris chez eux, dans leur propre village.

Assurément, le moment est certainement venu de repartir aux fondamentaux. C’est à dire, remettre la confiance de la gestion de la chose publique aux soldats de longues dates dont l’histoire particulièrement vertigineuse du Gabon ces derniers temps a beaucoup trop tôt mis au placard.

Loyauté, maîtrise du terrain politique et des enjeux du moment doivent être les seuls leitmotivs qui sous-tendraient l’entrée au prochain gouvernement.

Sinon, comment comprendre que le parti au pouvoir, la formation politique du chef de l’État n’en soit plus à ce jour, que l’ombre d’elle-même au bénéfice de partis alliés dont l’âge ne comptabilise même pas une année ?

L’Union des Jeunes du Parti Démocratique Gabonais (UJPDG) elle aussi n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle a longtemps fait place à l’Association des Jeunes Émergents Volontaires (AJEV).

À ce jour, le PDG semble avoir été happé par le Rassemblement pour la restauration de Valeurs (RV), les Sociaux Démocrates Gabonais (SDG) et consorts.

Comme un père fouettard, Ali BONGO est donc attendu de façon particulière lors de ce remaniement que certaines sources annoncent d’ici le 5 juin.

De part sa composition, Il doit absolument rassurer et taire définitivement les soupçons selon lesquels il ne serait plus le seul et véritable maître aux commandes du pays Gabon.

Par ailleurs, il est quand-même impressionnant de constater que durant toute la période très difficile que le chef de l’Etat Gabonais vient de braver avec toute sa famille, l’opinion publique en soit à se rendre compte du très peu de compassion dont aura fait montre cette nouvelle meute fraîchement parvenue aux commandes de l’appareil Étatique et à plusieurs postes de responsabilité.

Et curieusement, au lieu que la fougue et la jeunesse de cette nouvelle élite soient un atout au service du peuple, la prédation des finances publics n’avait été autant décriée qu’en ce laps de temps où Ali BONGO a été absent du pays.

Un nouveau gouvernement avec des hommes d’expérience, loyaux et fidèles, pourquoi cela est-il un impératif ?

C’est la condition sine qua none pour Ali Bongo, s’il ne veut pas avoir à affronter avec ses nouveaux amis, deux fronts en 2023. D’un côté, tous ses anciens collaborateurs devenus personae non gratae et de l’autre, une opposition qui, même curieusement muette, pourrait par exemple rééditer l’exploit de réunification en 2023 et se constituer un véritable bloc compacte à l’impact redoutable.

5 Commentaires

  1. Bonjour.
    Très bonne analyse. Il faut aller plus loin. Bonne continuation. Cordialement.

  2. ce sont ces vieux la qui ton demande decrire ce.chiffon?

  3. Guy Faustin

    Les gabonais n’attendent que ça. Ils ont réellement soif des hommes et femmes dévoués, désintéressés et rompus à la tâche. Des véritables patriotes qui doivent se mettre au servir de la nation en faisant valoir leur compétence, expérience et notoriété et non des commerçants, assassins et pilleurs des deniers publics. Nous voulons des hommes d’expérience qui travaillent pour le bien du peuple gabonais et son développement. Plus jamais des apprentis sorciers, des incompétents et des voleurs à la tête de nos administrations et grandes entreprises. Aujourd’hui, il est constaté que la plupart des Directeurs Généraux, SG, ministres… sont des extraterrestres; des personnes sans niveau de formation efficient; des individus des catégories B, qui administrent, sans conviction, leurs véritables chefs. Comment un pays peut-il se développer avec des tels managers d’un autre genre. Ils sont perdus et trouvent comme moyen de s’imposer le vol, l’invective, la violence et les coups bas. Vivement la restauration de l’autorité de l’Etat!

  4. jean désiré

    très sincèrement votre analyse est pertinente et réaliste

  5. Pertinente analyse

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