Économie

Gabon/France : Rien ne va plus au bureau de Paris de l’Office des Ports et Rades du Gabon

Sept mois après la suppression du Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC) et le transfert de son patrimoine, missions et attributions à l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG), les agents en poste à Paris sont abandonnés à eux-mêmes. Pour cause, plusieurs mois d’impayés de salaires.

Déjà plusieurs mois que les agents du bureau de l’OPRAG de Paris sont sans salaires après la décision du Conseil des ministres du 26 février de supprimer le CGC et de transférer son patrimoine, missions et attributions à l’OPRAG. Le ministre des Transports gabonais Justin Ndoudangoye et le Directeur Général de l’OPRAG Régis Laccruche, frère ainé de Brice Laccruche Alihanga, l’actuel Directeur de cabinet d’Ali Bongo, restent muets face aux cris de détresses de ces derniers.

Le rythme de travail des agents de Paris est resté le même, le flux des marchandises au départ et en provenance du Gabon aussi. A ce jour, ni le ministère des Transport, ni la Direction Générale de l’Office des Ports et Rades du Gabon n’ont fait état d’une quelconque difficulté de trésorerie. Les bureaux de Paris, du Gabon et le reste du monde continuent de délivrer le Bordereau International Electronique de Traçabilité de Cargaisons (BEITC), une des principales sources de revenus de l’OPRAG.

Cette situation n’est pas sans mettre en évidence les carences managériales de Régis Laccruche. Depuis sa prise de fonctions, plusieurs scandales et irrégularités rythment désormais l’OPRAG. Du temps ses prédécesseurs, de telles situations n’avaient été observées.

Pour l’heure, les agents en poste à Paris ne savent plus à quel saint se vouer et continuent d’attendre le retour du paiement de leurs émoluments. Justin Ndoudangoye et Régis Laccruche sont donc, une fois de plus, mis face à leurs responsabilités.

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