Politique

La République des aides de camp : le chef de l’Etat gabonais pris en otage

Le dimanche, 25 novembre 2018, Brice Laccruche Alliangha, directeur de cabinet du chef de l’Etat gabonais et François Epouta, directeur du protocole d’Etat ont été empêchés de prendre l’avion à l’aéroport international Léon Mba de Libreville alors qu’ils s’apprêtaient à effectuer un voyage à destination de Ryad, à la demande du numéro un gabonais hospitalisé au King Faysal hospital depuis le 24 octobre 2018 à la suite d’un AVC.

De sources bien introduites au palais du bord de mer de Libreville, cette interdiction fait suite à une première il y’a quelques jours. Brice Laccruche Alliangha, le premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet, et la présidente de la Cour Constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsouo avaient déjà été interdits de sortie du territoire national alors qu’ils tentaient de rallier la capitale saoudienne.

A la manœuvre, Maixent Accrombessi, ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo qui a, depuis deux ans, pris ses distances avec Libreville tout en gardant une main mise sur la présidence gabonaise à travers son homme de main, le colonel Arsène Emvahou, aide camp d’Ali Bongo, qui lui est assisté de Park San Chul, conseiller du chef de l’Etat gabonais, Jean-Luc Amvame, directeur de la sécurité rapprochée et Frederick Bongo, patron des services spéciaux gabonais et demi frère d’Ali Bongo. Ce dernier s’est d’ailleurs rendu tout récemment à Ryad pour tenter de convaincre le chef de l’Etat gabonais de poursuivre sa convalescence non à Londres ou au Maroc, mais en France. Sur place, il s’est heurté au refus d’Arsène Emvahou qui, lui a opté pour le Maroc où il séjourne depuis quelques jours.

A Ryad, ce même groupe a réussi à isoler le chef de l’Etat gabonais de sa famille. La première dame Sylvia Bongo, son fils Nourredine Bongo et les autres membres de la famille ne sont plus autorisés à se retrouver seuls avec Ali Bongo sans la présence d’un militaire. Ce qui, s’apparente à une prise en otage du numéro un gabonais annoncerait, selon nos sources, un probable coup d’état. Le groupe de militaires chargés de la sécurité d’Ali Bongo n’est pas à son premier coup de force. Il est désigné comme l’instigateur de l’assaut contre le quartier général de l’opposant Jean Ping en 2016.

Très tôt dans la matinée du mardi 27 novembre 2018,  le directeur de cabinet d’Ali Bongo qui n’entend pas perdre la main à une période aussi sensible que délicate a réuni son état major  à son domicile situé dans la commune d’Akanda, au nord de Libreville. Il a annoncé qu’il se rendra à Rabat, contre vents et marrées, dans les tous prochains jours, accompagné d’une délégation du cabinet présidentiel.

De son côté, Arène Emvahou s’attèle à mettre en place un dispositif sécuritaire empéchant tous contacts du chef de l’Etat gabonais avec son cabinet, indique une source proche de l’ambassade du Gabon au Maroc.

11 Commentaires

  1. Bonjour, tout semble entretenir le cirque de la montre et du complot. La principale question toujours posée par le peuple Gabonais, peu importe son bord au Gabon ou ailleurs n’a reçu aucune réponse palpable pour mettre un terme à toute l’agitation autour de l’état réel d’Ali Bongo. On est lassé de tout le verbiage qui nourri vos colonnes. La question est donc de savoir où sont les images de ce dernier ?
    Pour être sérieux, Vos investigations et publications n’auront finalement de valeur qu’à la satisfaction de cette interrogation.
    Merci chère Madame Casse.

  2. Finalement vous les médias, on ne sait plus qui croire. il a tellement de fake news dans les informations que vous divulguer. Dernièrement, j’ai lue dans une publication d’un journal que: Ali Bongo n’allait plus passer sa convalescence au Maroc mais à Londres. Vous ici vous dites: qu’il est déjà au Maroc depuis quelques jours.
    Finalement qui nous dit vrai???

    Prenez-vous la peine de vérifier la véracité des informations que vous publiez?
    jJe ne m’adresse pas seulement à vous ici mais aux médias en général. C’est honteux!!! Si on ne peut plus vous faire confiance, en qui???😡😡😤😤

    • Brigitte Cassel

      Notre article a été publié hier mardi et nous disions que le chef de l’Etat gabonais se rendra au Maroc le mercredi 28, donc aujourd’hui. L’information est vérifiée et vous en aurez la confirmation dans les toutes prochaines heures.

  3. Je Lui souhaite de tout cœur meilleur prompte de guérison,et revient vite parmis les siens

  4. Une photo, des images parlantes…une video, que diantre!

  5. Pourkoi tout ce désordre ? Bongo vit: oui ou non?

  6. L’article à été publié mardi, et vous dites que le président se trouvait déjà à rabat alors qu’il devait s’y rendre le mercredi. Je ne comprends rien…!?!

    • Brigitte Cassel

      Cher monsieur Christian, veuillez relire notre article. Il n’est nullement dit que le chef de l’Etat se trouvait déjà à Rabat au moment où nous mettions sous presse.

  7. Merci de me renseigner davantage sur les sujets sensibles et d’intérêt général.

  8. Merci mme pour ces informations tres precises . Je suis convaincue que mon president va mieux . Il reprendra kes reines de notre pays . J’espere juste que ce que fait ses aides de camps c est pour le proteger et pas l’inverse . Merci mme Cassel

  9. Maintenant il est bien au Maroc où des images le montrent bien vivant et prêt à reprendre du service.Le reste des petits complots ça et là ne nous intéresse plus.

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