Politique

Troubles autour de la convalescence d’Ali Bongo au Maroc

En convalescence dans une résidence royale de Rabat depuis le 4 décembre, le quotidien d’Ali Bongo est désormais rythmé d’intrigues, d’alliances contre nature et de manœuvres de toutes sortes. Dans son entourage, chacun tente de jouer sa meilleure carte. Ils le savent ; beaucoup pourraient être remerciés dès son retour au Gabon.

Maixent Accrombessi persona non grata à Rabat

Contrairement à une information distillée par certains confrères, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo n’a pas été invité par ce dernier à Rabat où l’accès à sa chambre lui a été refusé.

Arrivé à Rabat le 2 décembre pour tenter de renouer ses liens avec Ali Bongo et sa famille, Maixent Accrombessi s’est heurté à l’hostilité de la première dame, Sylvia Bongo Ondimba et de la mère du chef de l’Etat, Marie-Joséphine Kama Dabany qui lui ont empêché de se rendre au chevet du numéro un gabonais.

Le Maroc dans la politique intérieure du Gabon

Montée par des techniciens Marocains à la demande du Roi du Maroc, le directeur de cabinet, Brice Laccruche Alliangha, pourtant présent a été expressément effacé de la vidéo de l’audience qu’Ali Bongo  a accordé à son vice-président Pierre-Calver Maganga Moussavou, accompagné de la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madelaine Mborantsouo et du premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet. L’ambassadeur du Gabon au Maroc, Abdu Razzaq Guy Kambogo, un proche d’Ali Ackbar Onanga, ministre de la Fonction publique s’était par ailleurs montré discourtois à l’égard de ce dernier à son arrivée dans la capitale Marocaine.

Une cellule de la présidence du Gabon à Rabat

Depuis son arrivée à la résidence mise à disposition par le Roi Mohamed VI, la famille d’Ali Bongo et son cabinet civile reprennent le contrôle de l’agenda du chef de l’Etat. Sylvia Bongo et Marie-Joséphine Kama Dabany jouent les gardiennes du temple. Elles filtrent les visites et régulent les mouvements. Brice Laccruche Alliangha veille au grain côté administratif et s’apprêterait à implanter une cellule du cabinet présidentielle à Rabat. La mise en place du nouveau bureau de l’Assemblée nationale et la nomination du nouveau gouvernement figurent parmi les dossiers les plus imminents de cette cellule.

4 Commentaires

  1. Peut -on parler de souveraineté si les décisions sont prises depuis l’étranger? Imaginons un seul instant la France dans la situation actuelle du Gabon!

  2. Et l’ambassade du Gabon ? Le Gabon vraiment…un pays à part !

  3. maxou leckrames

    Je pense que la France devrait arrêter de fabriquer des présidents aux pays africains et laisser les peuples africains eux mêmes leurs dirigents ,au risque de mettre en danger la vie des citoyens français, parce que que lorsque les africains en auront marre ce sont les français que nous allons massacrer,que nous allons faire subir les plus grandes misères. Cela commencera avec le Gabon et vous me direz que feront les autres états par la suite.

  4. Aucune souveraineté quand un pays ainsi que son peuple sont pris en otage par des esprits maléfiques. Aucun esprit impur, aucune force occulte n’est au-dessus du Maître de l’Alpha et de l’Oméga, créateur de tout être et de toute chose. Aux injustes, Dieu vous fera subir la loi de causes à effets. Nous africains, ne voulons plus vivre ni dans le faux ni dans le mensonge. Un peu d’humanisme car non seulement Dieu nous a à l’oeil mais également tout n’est que vanité des vanité ici-bàs. Seule le vrai amour et la vraie justice peuvent nous conduire dans la voie de la droiture. Si l’on doit continuer à vivre dans le faux et le mensonge, quelle sens va-t-on donner à l’école demain? Quelle dignité? Quel héritage va-t-on laisser aux générations futures? Quel sens donne-t-on à la vie?Nous-mêmes, qui sommes-nous quant à ces manières de faire ?

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